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The Big Lebowski, des frères Coen (mercredi 19 décembre 2012)


Le cultissime "You're entering a world of pain" de The Big Lebowski

Venez découvrir le film culte des frères Coen ! Tourné à la fin des années 90, The Big Lebowski fait incontestablement partie de ces films qui ont bénéficié de la passion de milliers de fans et qui ont pénétré la culture populaire et la culture "geek". Mais c'est aussi une comédie déjantée, voire psychédélique qui nous parle de tous les "Dude" américains. À ne pas manquer, donc !

Rapide synopsis : Jeff Lebowski, surnommé The Dude, est un paresseux qui passe son temps à boire des coups avec son copain Walter et à jouer au bowling, jeu dont il est fanatique. Un jour deux malfrats le passent à tabac. Il semblerait qu’un certain Jackie Treehorn veuille récupérer une somme d’argent que lui doit la femme de Jeff. Seulement Lebowski n’est pas marié. C’est une méprise, le Lebowski recherché est un millionnaire de Pasadena. Le Dude part alors en quête d’un dédommagement auprès de son richissime homonyme… Avec Jeff Bridges, Julianne Moore, John Goodman.

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Et pour résumer :

Rendez-vous le mercredi 19 décembre, à 20h30
en salle Dussane, au 45 rue d'Ulm

pour voir et revoir
The Big Lebowski
des frères Coen

Bientôt en ligne un synopsis rédigé par nos soins !

Shooting Dogs, de Michael Caton-Jones (mercredi 7 novembre 2012)


Bande-annonce du film Shooting Dogs.

Cette semaine, le ciné-club vous emmène au Rwanda, pendant les évènements tragiques de 1994 avec le film Shooting Dogs de Michael Caton-Jones. Rendez-vous en salle Dussane mercredi 7 novembre à 20h30 !

Printemps 1994. En seulement cent jours, un million de Rwandais Tutsi sont massacrés par leurs concitoyens Hutus, et le petit pays africain est transformé en charnier. La barbarie est inimaginable. Mais elle aurait pu être prévenue. L'ONU était là, et regardait. Elle regardait sans bouger. Au coeur de tout cela, un prêtre et son jeune acolyte seront forcés à jauger l'intensité de leur foi, les limites de leur courage et, enfin, de faire un choix. Rester auprès des leurs ou s'enfuir...

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Et pour résumer :

Rendez-vous le mercredi 7 novembre, à 20h30
en salle Dussane, au 45 rue d'Ulm

pour voir et revoir
Shooting Dogs
de Michael Caton-Jones

Shooting Dogs est un film-témoignage. Fondé sur des événements réels : l'abandon par les troupes internationales et onusiennes de 2000 réfugiés tutsis, rassemblés dans l’Ecole Technique Officielle de Kigali, le film se veut à la fois testimonial et commémoratif. Une manière de toucher du doigt l'horreur d'un drame encore trop peu mis en lumière par les média, et d'aider à la reconstruction de la mémoire collective du Rwanda. Par de nombreux aspects le film se rapporte au genre documentaire : une intrigue resserrée, la simplicité des plans, de la lumière et des costumes, la retenue, la pudeur même dans le traitement du drame contribuent à l'impression générale de réalisme. Dans Shooting Dogs, pas de grands violons larmoyants, même dans les moments les plus atroces. La tragédie s'accomplit en silence : seul le bruit des machettes fouettant dans l'air et s'abattant à coups réguliers vient en rompre la pesanteur. C'est cette pudeur qui confère au drame, finalement, cette impression d'effroyable banalité.

Le sombre fatalisme de Shooting Dogs ne manque pas de frapper, à la lumière d'un autre film contemporain traitant du même sujet : Hotel Rwanda. Là où Paul Rusesabagina ne cesse de remuer ciel et terre pour sauver les réfugiés tutsis, et où la fin du film offre malgré tout un message d'espoir, dans Shooting Dogs au contraire c'est l'impuissance fondamentale à pouvoir changer le cours des choses qui prévaut. L'accroche du film est éloquente à cet égard : « 1994, 800,000 killed in 100 days. Would you risk your life to make a difference? ». Non, pas un des Européens présents dans l’École ne risquera sa vie pour changer les choses, hormis Christopher, l'homme de foi, et encore son sacrifice, « la plus grande preuve d'amour », n'aura-t-il servi à rien. L'inertie générale est sensible dans le traitement des scènes: un bon nombre commence de la même manière, par un plan fixe sur un personnage seul, qui attend. Attendre, mais attendre quoi ? Les ordres de l'ONU, le secours des forces internationales, le salut divin peut-être. Retranchés dans l'Ecole Technique, leur refuge, leur prison, et finalement leur traquenard, les personnages se montrent essentiellement dépassés par la situation. Il n'y a pas jusqu'à la lourdeur du scénario, assez répétitif, qui ne rende compte de cette impuissance à pouvoir changer le cours des choses : chacune des sorties de l’École tentées par Christopher ou par Joe se solde par un échec, quel qu'en soit l'objet. Ironie suprême, c'est ceux-là même dont on attendait le salut, les militaires français accueillis en héros, qui entérinent définitivement la situation désespérée, en évacuant uniquement les Européens, et en abandonnant les Rwandais à leur sort.

Non seulement les actes mais aussi les paroles sont frappées d'impuissance dans ce film où les formules creuses et les expressions vides de sens servent d'alibi pour se dédouaner à bon compte.

The Yards, de James Gray (mercredi 10 octobre 2012)


Scène du film The Yards.

Enfin un film de pègre au ciné-club ! Ce grand classique du cinéma n'a pas cessé d'inspirer les cinéastes, chez les anciens (de Scorsese à Coppola) comme chez les jeunes réalisateurs contemporains. James Gray est de ceux-là, et nous livre un film de mafia glaçant et peu commun, The Yards (1999) que nous aurons le plaisir de vous présenter le mercredi 10 octobre, à 20h30 en salle Dussane.

A sa sortie de prison, Leo Handler (Marc Wahlberg) revient chez lui avec un seul but : rester dans le droit chemin. Il trouve du travail chez son oncle Franck (James Caan), patron de l'Electric Rail Corporation, qui règne sur le métro dans le Queens. Son ami de toujours, Willie (Joaquin Phoenix), en couple avec sa cousine Erica (Charlize Theron), l'initie aux méthodes de la société. Leo découvre la face cachée des florissantes opérations de son oncle. Témoin de chantage, corruption, sabotage et même meurtre, il est au centre d'une situation explosive : il détient un secret qui fait de lui la cible de la plus impitoyable famille de la ville... La sienne.

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Et pour résumer :

Rendez-vous le mercredi 10 octobre, à 20h30
en salle Dussane, au 45 rue d'Ulm

pour voir et revoir
The Yards
de James Gray

Etats-Unis, 1999, Couleurs, 115 min.
Réal. James Gray.
Scé. James Gray et Matt Reeves.
Mus. Howard Shore
Photo. Harris Savides
Mont. Jeffrey Ford
Int. Mark Wahlberg (Leo Handler), Joaquin Phoenix (Willie Guttierez), Charlize Theron (Erica Stoltz), James Caan (Frank Olchin), Ellen Burstyn (Val Handler), Faye Dunaway (Kitty Olchin).

Sur l'écran noir défilent les quelques titres du générique, en lettres minuscules, suivies de quelques lueurs. Les touches abstraites de lumière prennent peu à peu sens quand l'ensemble du décor émerge de l'obscurité totale : d'abord la pénombre angoissante d'un tunnel dont s'extirpe la caméra par un travelling arrière, puis la clarté d'un ciel froid et gris. C'est dit : The Yards est né du noir. La rigueur, la densité et l'économie de moyens de cette entrée en matière annoncent magistralement le deuxième film de James Gray qui avait déjà marqué les esprits avec Little Odessa (1994), l'oeuvre qui l'a révélé comme un jeune cinéaste de génie — il avait alors 24 ans. Six ans plus tard, Gray livre un film d'un classicisme éblouissant, à l'époque ignoré par le jury du Festival de Cannes. Un classicisme qui broie du noir : noirceur du film de genre ; noirceur des images qui travaillent la couleur et la composition comme autant de peintures animées ; noirceur des personnages qui réunissent brillament trois jeunes talents de l'époque (Mark Walhberg, Joaquim Phoenix, Charlize Theron) et trois acteurs essentiels d'Hollywood (James Caan, Ellen Burstyn, Faye Dunaway).

Dès sa sortie de prison, Leo Handler est accueilli à son domicile par une fête en son honneur : gâteaux, guirlandes et bannières annonçant « Welcome back Leo » sont au rendez-vous. Leo retrouve sa mère, figure centrale de son affection, sa cousine Erica — le trouble, toujours contenu, est déjà présent pendant ces retrouvailles — et son ami de toujours, Willie, qui fréquente désormais Erica. Mais l'heure n'est pas à la fête. Leo veut avant toute chose être un bon fils pour sa mère, lui fournir ce dont elle a besoin pour vivre et soigner son cœur fragile. A la recherche d'argent en quantité, Leo se tourne vers Frank, patriarche de la famille, propriétaire de la plus grosse entreprise ferroviaire de New York... et également parrain de la mafia des chemins de fer. C'est Willie qui va guider Leo au sein de cette petite pègre, en lui expliquant toutes les activités qui lui sont dévolues en tant que bras droit de Frank : corruption politique, sabotages... jusqu'à ce qu'un soir, une de leurs opérations dégénère.

Play Time, de Jacques Tati (mardi 02 octobre 2012)

Après avoir rendu hommage au cinéma américain et italien, le ciné-club vous propose de découvrir un des plus grands réalisateurs français : Jacques Tati et son indispensable film Play Time.

Des touristes américaines ont opté pour une formule de voyage grâce à laquelle elles visitent une capitale par jour. Mais arrivées à Orly, elles se rendent compte que l'aéroport est identique à tous ceux qu'elles ont déjà fréquentés. En se rendant à Paris, elles constatent également que le décor est le même que celui des autres capitales...

Notez qu’exceptionnellement la séance aura lieu le mardi 02 octobre à 21h, toujours en salle Dussane.

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Et pour résumer :

Rendez-vous le mardi 02 octobre, à 21h
en salle Dussane, au 45 rue d'Ulm

pour voir et revoir
Play Time
de Jacques Tati

Chef d'oeuvre méconnu à sa sortie en 1967, « vaillamment » réévalué en 1979, puis restauré en 2002 (ouverture du Festival de Cannes), le quatrième film de Tati, s'il marque par son extraordinaire modernité, frappa d'abord les esprits par sa place à part dans le paysage cinématographique français, en ce qu'il est l'une des rares incursions – avec le Napoléon, de Gance – sur les terres maudites d'un cinéma de la démesure, celui, d'abord américain, de la chute des idoles et de la frénésie des désastres. « J'aimerais bien, au lieu de tourner un film, faire autre chose, construire un immeuble pourquoi pas ? … Mon immeuble serait raté... mais ce serait bien quand même. » (Jacques Tati, mai 1958). Tourné pendant trois ans en 70 mm, un format de pellicule réservé aux films d'aventure et aux péplums, dans un décor colossal – la Tativille, ville sur roulettes de 15000 m² –, le film, échec retentissant, marqua la ruine d'un studio et fut retiré des salles au bout d'un mois. A cette esquisse grossière de la magnificence du projet, il faudrait ajouter les dizaines de détails qui ont valu à Tati, sur le tournage, le surnom de « Tatillon », signe de son impérieuse volonté de « faire vrai » : l'assistante américaine chargée d'amener sacs à main et chapeaux, les reproductions photographiques grandeur nature de figurants placés en arrière-plan, ou encore l'attention pointilleuse portée à chaque élément coloré susceptible de venir rompre la monochromie de l'ensemble. Reste, entre gigantisme et maniaquerie, une sorte de film monadique, imaginé lors de la tournée internationale accompagnant la sortie de Mon Oncle à la vue du développement d'une architecture uniforme, observation intégrale du monde moderne.

Les poings dans les poches, de Marco Bellochio (jeudi 27 septembre 2012)


Un extrait du film

Après le triomphe de la séance d'ouverture (mille mercis à tous !), le ciné-club poursuit sur sa lancée et vous invite à la seconde projection de l'année : Les poings dans les poches du réalisateur italien Marco Bellocchio, film noir de 1965.

Horreur dans la famille. Une famille renfermée sur elle-même, où fermentent les maladies héréditaires, les amours coupables, les haines hypocrites : une mère aveugle, littéralement et symboliquement ; une déliquescence fin de race, sombrant dans l'épilepsie et l'idiotie congénitale ; un jeune homme amoureux de sa soeur, assassinant sa mère et son frère : tels sont le cadre, le climat, le fil dramatique de ces Poings dans les poches.

Notez qu’exceptionnellement la séance aura lieu le jeudi 27 septembre, toujours en salle Dussane, toujours à 20h30.

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Si vous voulez passer de l’autre côté du miroir, apprendre à manier les copies 35mm et le projecteur, participer à la programmation en proposant les films qui vous ont marqué et peut-être participer à un célèbre festival sur la Côte d’Azur, n’hésitez pas à nous contacter ou à venir nous parler à la fin des séances ou dans les couloirs de l'École. Toutes les bonnes volontés seront accueillies à bras ouverts, nul besoin d’être un cinéphile expert pour participer au ciné-club !

Et pour résumer :

Rendez-vous le jeudi 27 septembre, à 20h30
en salle Dussane, au 45 rue d'Ulm

pour
Les poings dans les poches
de Marco Bellocchio

Voici le synopsis distribué par nos soins lors de cette séance.

Italie, 1965, Noir et Blanc, 105 min.
Réal. Marco Bellocchio
Prod. Enzo Doria
Mus. Ennio Morricone
Photo. Alberto Marrama
Mont. Silvia Agosti (sous le pseudonyme de Aurelio Mangiarotti)
Int. Lou Castel (Alessandro), Paola Pitagora (Giulia), Marino Masè (Augusto), Liliana Gerace (la mère), Pierluigi Troglio (Leone), Jenny MacNeil (Lucia)

On considère habituellement les premiers films avec indulgence, comme des esquisses ou des coups d'essai ne laissant qu'entrevoir les thèmes, les images obsessionnelles et les idées fixes qui deviendront par la suite, avec l'expérience et la maturité, un véritable style. Pourtant, certaines entrées en cinéma démentent l'idée qu'un talent se forge progressivement et s'acquière à la suite d'un long processus de maturation. Le premier film de Bellocchio est à inscrire au nombre de ces surprenants débuts qui font date dans l'histoire du cinéma. Les poings dans les poche marque une fracture et déclenche à sa sortie en 1965 une polémique, entérinant l'arrivée d'un nouveau cinéma qui se revendique moins d'une tradition nationale que du courant des nouvelles vagues qui fleurissent depuis le début de la décennie.

Car si Bellocchio recourt à des éléments personnels pour nourrir ses premiers films, il ne les intègre qu'en tant qu'ils s'inscrivent dans un discours plus général sur la société de son temps. Le fief natal du réalisateur, cette grande maison familiale et décadente située sur les hauteurs de la campagne émilienne est le centre de gravité autour duquel se réunit une famille en crise. La folie, l'épilepsie, l'autisme et la cécité qui touchent les membres de cette lignée maudite semblent n'être que les réalisations concrètes du malaise diffus qui émanent des murs de la riche demeure patricienne.

The effect of gamma rays, de Paul Newman (mercredi 19 septembre 2012)


Générique du film

Enfin ! C'est l'heure de la grande rentrée du ciné-club de l'ENS, après quelques mois de relâche ! Notre dernière séance vous présentait une perle rare du cinéma, The swimmer de Frank Perry, et nous vous proposons de nous retrouver lors de la projection en 35mm d'un autre chef d'oeuvre : The effect of gamma rays on man-in-the-moon marigolds (De l’influence des rayons gamma sur le comportement des marguerites), de Paul Newman. L’histoire de trois femmes : une mère, Béatrice, et ses deux filles. La vie n’a pas été tendre pour Béatrice — et elle le lui rend bien. Jusqu’au jour où sa plus jeune fille se lance dans un projet scientifique d’envergure, l’étude des effets de la radioactivité gamma... Nous vous attendons nombreux pour découvrir ce film splendide, portrait humaniste de femmes aux prises avec la vie.

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Si vous voulez passer de l’autre côté du miroir, apprendre à manier les copies 35mm et le projecteur, participer à la programmation en proposant les films qui vous ont marqué et peut-être participer à un célèbre festival sur la Côte d’Azur, n’hésitez pas à nous contacter ou à venir nous parler le 19 septembre ou lors des journées de présentation des clubs (vendredi 14, mardi 18 et mercredi 19 de 12h à 14h). Toutes les bonnes volontés seront accueillies à bras ouverts, nul besoin d’être un cinéphile expert pour participer au ciné-club !

Et pour résumer :

Rendez-vous le mercredi 19 septembre, à 20h30
en salle Dussane, au 45 rue d'Ulm

pour
De l'influence des rayons gamma sur le comportement des marguerites
de Paul Newman

Voici le synopsis distribué par nos soins lors de cette séance :

1972 – USA – Couleurs.
Titre original : The Effect of the Gamma Rays on Man-in-the-Moon Marigolds.
Réalisateur : Paul Newman.
D'après la pièce de Paul Zindel.
Interprètes : Joanne Woodward (Beatrice Hunsdorfer), Nell Potts (Matilda Hunsdorfer), Roberta Wallach (Ruth Hunsdorfer), Judith Lowry (Nanny, la vieille dame), David Spielberg (M. Goodman), Richard Venture (Floyd), Carolyn Coates (Mme McKay), Will Hare (Junk Man), Estelle Omens (Caroline), Jess Osuna (Sonny).

Véritable légende d'Hollywood, Paul Newman est resté dans les mémoires comme un des plus grands interprètes de l'Actor's Studio, aux côtés de James Dean et Marlon Brando. Une dizaine d'années après ses premiers films, Newman décide de passer derrière la caméra : en vingt ans, il réalise quatre films. Contrairement à Clint Eastwood, qui a réussi à s'imposer comme cinéaste à force de réalisations, Paul Newman est resté cette star de cinéma dont les films restent peu connus — trop peu connus. Le Clan des irréductibles, qui précède d'un an The Effect of gamma rays, annonce déjà le talent certain de Newman qui s'exprime dans une scène bouleversante, une longue scène d'agonie. Mais Newman renie le film, dont il a accepté la réalisation au pied levé. En revanche, The Effect of gamma rays est son projet. Lorsqu'il achète les droits de la pièce de Paul Zindel, qui a reçu le prix Pulitzer pour cette œuvre, Paul Newman cherche un rôle « impossible » pour sa femme, Joanne Woodward, et une histoire qu'il puisse faire sienne. Woodward sera justement récompensée par un prix d'interprétation à Cannes ; Newman part les mains vides.

The Swimmer, de Frank Perry (mercredi 06 juin 2012)



Pour la dernière séance du ciné-club cette saison, nous avons décidé de marquer le coup avec un objet cinéphilique rare, et qui en même temps fleure bon les vacances : The Swimmer, de Frank Perry, avec Burt Lancaster. Ca vous plaira si vous aimez le cinéma, mais aussi si vous avez juste envie de voir Burt Lancaster en maillot de bain.

Par un beau jour d'été, dans un quartier huppé de la banlieue de New York, Ned Merrill apparaît dans le jardin de l'un de ses amis et voisins, qui ne l'a pas vu depuis longtemps. Avant que son ami ait eu le temps de l'embrasser, Ned saute dans sa piscine. Il apprend alors qu'avec la récente construction d'une piscine dans le jardin d 'un autre voisin, il peut littéralement nager jusque chez lui de piscine en piscine. Ned est déterminé à accomplir ce voyage malgré les obstacles et, à chaque étape, il s'arrête pour parler avec ses voisins.


Et pour résumer:
Rendez-vous le mercredi 06 juin, à 20h30
en salle Dussane, au 45 rue d'Ulm
pour
The Swimmer
de Frank Perry

J'ai tué ma mère, de Xavier Dolan (jeudi 31 mai 2012)


Le ciné-club part à Cannes! Nous partons à Cannes pour le festival, il n'y aura donc pas de séance les semaines du 16 mai et du 23 mai. Nous revenons en forme et des étoiles plein les yeux pour notre prochaine séance le 31 mai.



Puisque son nouveau film est encore à Cannes cette année, nous vous proposons de (re)découvrir le premeir film de Xavier Dolan, J'ai tué ma mère, le jeudi 31 mai à 20h30.

Hubert Minel n'aime pas sa mère. Du haut de ses 17 ans, il la jauge avec mépris, ne voit que ses pulls ringards, sa décoration kitsch et les miettes de pain qui se logent à la commissure de ses lèvres quand elle mange bruyamment. Au-delà de ces irritantes surfaces, il y a aussi la manipulation et la culpabilisation, mécanismes chers à sa génitrice. Confus par cette relation amour-haine qui l'obsède de plus en plus, Hubert vague dans les arcanes d'une adolescence à la fois marginale et typique -découvertes artistiques, expériences illicites, ouverture à l'amitié, sexe et ostracisme- rongé par la hargne qu'il éprouve à l'égard d'une femme qu'il aimait pourtant jadis.


Et pour résumer:
Rendez-vous le jeudi 31 mai, à 20h30
en salle Dussane, au 45 rue d'Ulm
pour
J'ai tué ma mère
de Xavier Dolan

La Rumeur, de William Wyler (mardi 17 avril 2012)






Bande annonce de La Rumeur, de William Wyler

Attention, la séance initialement annoncée le mercredi 18 avril aura finalement lieu le mardi 17 avril. Avec nos excuses.


Un dernier film hors cycle, et pas des moindres! Un vrai film de ciné-club: La Rumeur de William Wyler. Venez nombreux voir ou revoir ce film incontournable, porté entre autre par Audrey Hepburn.


Dans une petite ville de province, deux amies Karen Wright et Martha Dobie dirigent une institution pour jeunes filles, aidées par Lily, la tante de Martha, une ancienne actrice excentrique. Fiancée au médecin Joe Cardin, Karen a du mal à s'engager et à laisser à Martha la direction de l'école. Mary, une élève insolente et menteuse, alors qu'elle a été punie, lance la rumeur que les deux professeurs ont une relation "contre-nature". Elle commence par le raconter à sa grand-mère...


Et pour résumer:






Rendez-vous le mardi 17 avril, à 20h30
en salle Dussane, au 45 rue d'Ulm
pour
La Rumeur
de William Wyler



Karen Wright et Martha Dobie, deux amies d’enfance orphelines, se sont associées pour fonder une école de jeunes filles dans une petite ville des États-Unis ; après plusieurs années de dur labeur, elles commencent à récolter les fruits de leur travail. Karen, fiancée au docteur Joseph Cardin, accepte de fixer une date pour le mariage, et Martha craint de voir son amie s’éloigner. C’est alors que Mary Tilford, une pensionnaire insolente et menteuse punie par Karen et Martha, répand la rumeur que les deux femmes entretiendraient « une relation contre-nature »…

Adaptation et remake

The Children’s Hour est à l’origine une pièce de théâtre de Lillian Hellman, née d’un fait divers survenu en Écosse. D’abord interdite à cause des références à l’homosexualité, elle est finalement jouée en 1934 à Broadway et connaît un succès considérable. Le producteur Samuel Goldwyn en achète les droits pour l’adapter au cinéma, mais il se heurte au très strict Code Hays, la haute autorité de censure de Hollywood : il lui est interdit d’utiliser le titre de la pièce, d’évoquer le lien entre celle-ci et le film et, bien sûr, de faire allusion au lesbianisme. C’est ainsi que William Wyler réalise en 1936 une première version de La Rumeur, intitulée These Three, avec Miriam Hopkins, Merle Oberon et Joel McCrea, dans laquelle il transforme l’intrigue en un trio hétérosexuel et déplace la rumeur vers une éventuelle relation de Martha (Miriam Hopkins) avec le fiancé de Karen, tout en optant pour une réconciliation finale. Vingt-cinq ans plus tard, auréolé du succès de La Loi du Seigneur (Palme d’Or à Cannes en 1957) et des onze Oscars de Ben Hur en 1959, Wyler peut se lancer dans un remake plus audacieux de son propre film, plus fidèle à la pièce originelle de Lilian Hellman, grâce à sa propre notoriété et à l’assouplissement du Code. Miriam Hopkins, qui incarnait Martha dans These Three, reparaît dans The Children’s Hour sous les traits de l’actrice ratée Lily Mortar, tante de Martha. Avant la sortie du film, Wyler décide toutefois de couper certaines scènes qu’il juge trop explicites ; elles se retrouvent pour la plupart dans la version DVD de La Rumeur.


Making Of, de Nouri Bouzid, en sa présence (mercredi 11 avril 2012) — Semaine Arabe




Dans le cadre d'un partenariat avec la semaine arabe, le ciné-club vous propose cette semaine le film du tunisien Nouri Bouzid : Making Of. Le réalisateur sera présent pour discuter de son film à l'issu de la séance.


Confronté à des déboires scolaires, familiaux et sentimentaux, Bahta, 25 ans, jeune chômeur et amateur de danse, mal dans sa peau, est repéré et "pris en charge" par des intégristes islamistes. Saura-t-il résister - et comment ? - à leur pression et au "lavage de cerveau" qu'ils s'apprêtent à lui faire subir ?


Et pour résumer:



Rendez-vous le mercredi 11 avril, à 20h30
en salle Dussane, au 45 rue d'Ulm
pour
Making Of
En présence du réalisateur Nouri Bouzid

L'Armée des 12 singes, de Terry Gilliam (mercredi 4 avril)




Bande annonce de L'Armée des 12 singes, de Terry Gilliam

Le ciné-club s'essaye à la science-fiction! Après Stalker de Tarkovski, nous confions cette fois les rênes à Terry Gilliam et son Armée des 12 singes pour nous dire de quoi le futur sera fait.
Nous sommes en l'an 2035. Les quelques milliers d'habitants qui restent sur notre planète sont contraints de vivre sous terre. La surface du globe est devenue inhabitable à la suite d'un virus ayant décimé 99% de la population. Les survivants mettent tous leurs espoirs dans un voyage à travers le temps pour découvrir les causes de la catastrophe et la prévenir. C'est James Cole, hanté depuis des années par une image incompréhensible, qui est désigné pour cette mission.
Et pour résumer:


Rendez-vous le mercredi 4 avril, à 20h30
en salle Dussane, au 45 rue d'Ulm
pour
L'Armée des 12 singes
de Terry Gilliam


Metropolis, 2001 Odyssée de l'espace, Blade Runner et encore d'autres excellents films sont nourris des grands thèmes de la science-fiction : dystopie urbaine et sociale, colonisation spatiale, frontière entre humains et androïdes. Si ces films de genre peuvent impressionner ou divertir par leurs « univers » esthétisés, tout l'intérêt de la science-fiction est de pouvoir représenter à l'écran des grandes questions sociales (l'exploitation), philosophiques (une machine peut-elle penser ou aimer ?), voire métaphysiques (le monolithe de 2001). Ces thèmes classiques sont aussi le prétexte à des aventures intérieures, l'invitation à une introspection des sentiments et de la pensée.
Mais le sujet par excellence de la science-fiction ne serait-il pas le voyage dans le temps ? Avouons-le, quoi de plus délicieux qu'une oeuvre qui nous présente un avenir que ses habitants rêvent de déserter pour une époque passée ? Et que serait la science-fiction sans ce sujet de conversation et de méditation infinies qu'est le paradoxe temporel ?


Hana-Bi, de Takeshi Kitano (mercredi 28 mars 2012)



Bande annonce de Hana-Bi, de Takeshi Kitano


Pendant quelques semaines, nous allons vous proposer des films hors-cycle, pour élargir nos horizons et les thèmes abordés. Nous commençons dès cette semaine avec le chef d'œuvre poétique et violent du japonais Takeshi Kitano: Hana-Bi.


Terriblement traumatisé par la fin prochaine de sa femme et la paralysie d'un de ses collegues, blessé au cours d'une fusillade, le détective Nishi quitte la police. Il va commettre un hold-up pour soulager les miseres de ceux qui l'entourent. La sérénite du dernier voyage qu'il entreprend avec sa femme, vers le mont Fuji, va etre brisée par l'arrivée de yakusas vengeurs.


Et pour résumer:



Rendez-vous le mercredi 28 mars, à 20h30
en salle Dussane, au 45 rue d'Ulm
pour
Hana-Bi
de Takeshi Kitano

Caramel, de Nadine Labaki (mercredi 29 février 2012)



Bande annonce de Caramel, de Nadine Labaki


De retour pour notre dernier film hors cycle, nous vous proposons le premier film de Nadine Labaki, Caramel.


Rendez-vous le mercredi 29 février, à 20h30
en salle Dussane, au 45 rue d'Ulm
pour
Caramel
de Nadine Labaki


Et c'est promis, bientôt de retour avec nos synopsis faits maison !

A Beyrouth, cinq femmes se croisent régulièrement dans un institut de beauté, microcosme coloré où plusieurs générations se rencontrent, se parlent et se confient. Layale est la maîtresse d'un homme marié. Elle espère encore qu'il va quitter sa femme. Nisrine est musulmane et va bientôt se marier. Mais elle n'est plus vierge et s'inquiète de la réaction de son fiancé. Rima est tourmentée par son attirance pour les femmes, en particulier cette cliente qui revient souvent se faire coiffer. Jamale est obsédée par son âge et son physique. Rose a sacrifié sa vie pour s'occuper de sa soeur âgée. Au salon, les hommes, le sexe et la maternité sont au coeur de leurs conversations intimes et libérées.

Bye bye Blondie, de Virginie Despentes (mercredi 22 février 2012)


Bande annonce de Bye Bye Blondie, de Virginie Despentes


Pour cette soirée en partenariat avec l'Hômonerie, le ciné-club vous présente sur une proposition de HNT/Hômonerie le dernier film de Virginie Despentes, Bye bye Blondie, en avant-première. La projection sera suivie d'un débat organisé par les membres de l'Hômonerie, en présence de la réalisatrice du film. Nous vous attendons pour cette soirée spéciale !


Rendez-vous le mercredi 17 février, à 20h30
en salle Dussane, au 45 rue d'Ulm
pour
Bye Bye Blondie
de Virginie Despentes
En présence de Virginie Despentes


Gloria et Frances se sont rencontrées dans les années 80. Elles se sont aimées comme on s'aime à seize ans : drogue, sexe et rock&roll. Puis la vie les a séparées, et elles ont pris des chemins très différents. Vingt ans après, Frances revient chercher Gloria...

Noi Credevamo, de Mario Martone (vendredi 17 février 2012)


Trailer de Noi Credevamo (2011), de Mario Martone
 

Cette semaine, nous vous proposons une rencontre avec le réalisateur italien — encore méconnu en France mais incontournable dans son pays — Mario Martone et le légendaire chef opérateur Renato Berta — il a travaillé entre autres avec Godard, Chéreau, Téchiné, Rivette, Rohmer, Malle, Resnais, Oliveira, Gitai, Chabrol ou Guédiguia — autour de leur dernière collaboration: le film Noi Credevamo, inédit en France, faute d'y avoir trouvé un distributeur. A noter que la durée du film et l'intervention qui suivra nous imposent de commencer la diffusion exceptionnellement à 19h.

Le Risorgimento est un grand thème du cinéma italien : les dynamiques qui ont conduit à l'Unité, les idéaux et les faits sur lesquels elle repose ont créé une certaine forme, un genre qui tient à la fois de la fresque historique et de la symphonie opératique. Le cinquième long-métrage de Mario Martone renoue avec cette grande forme du cinéma italien en alliant à une reconstitution historique très précise une narration qui se déploie sur quatre épisodes. Cette structure d'ensemble est reliée par le destin de trois garçons originaires du sud de l'Italie (la région du Cilento). Salvatore, Domenico et Angelo s'engagent ensemble dans le mouvement républicain de Mazzini : leurs parcours vont alors se séparer, et leur amitié se déchirer au rythme des événements tragiques qui secouent la nation.

Rendez-vous le vendredi 17 février, à 19h
en salle Dussane, au 45 rue d'Ulm
pour
Noi Credevamo
de Mario Martone
En présence de Mario Martone et Renato Berta
Séance animée par Pierre Musitelli (ENS, Département littérature et langage) 

et Gilles Pécout (ENS, Département d'histoire)

Ajout du 18/02/2012

Merci à tout le public venu nous rejoindre pour ce bel événement : grâce à vous, et pour la première fois de l'année, nous avons fait salle pleine ! Vous trouverez ci-dessous quelques clichés en souvenir de cette soirée — cliquez sur les photographies pour les agrandir.

Noi credevamo, avec Mario Martone, Renato Berta, Gilles Pécout et Pierre Musitelli, au ciné-club de l'ENS Ulm

Noi credevamo, avec Mario Martone, Renato Berta, Gilles Pécout et Pierre Musitelli, au ciné-club de l'ENS Ulm

Noi credevamo, avec Mario Martone, Renato Berta, Gilles Pécout et Pierre Musitelli, au ciné-club de l'ENS Ulm

Noi credevamo, avec Mario Martone, Renato Berta, Gilles Pécout et Pierre Musitelli, au ciné-club de l'ENS Ulm

Noi credevamo, avec Mario Martone, Renato Berta, Gilles Pécout et Pierre Musitelli, au ciné-club de l'ENS Ulm

Noi credevamo, avec Mario Martone, Renato Berta, Gilles Pécout et Pierre Musitelli, au ciné-club de l'ENS Ulm

Noi credevamo, avec Mario Martone, Renato Berta, Gilles Pécout et Pierre Musitelli, au ciné-club de l'ENS Ulm

Nous remercions particulièrement, outre les participants et les intervenants : les techniciens de l'ENS qui sont toujours là pour nous aider pendant la projection ; l'antenne graphique de l'ENS qui nous a fourni une belle affiche pour une dédicace de Mario Martone et Renato Berta ; bien sûr, toute l'équipe du ciné-club et en particulier Mélodie, à l'origine du projet.

Princess Bride, de Rob Reiner (mercredi 14 décembre 2011)



 
Séance de Noël au ciné-club de l'ENS ! Avant de commencer l'année 2012 en beauté avec un cycle consacré à l'humour britannique, et pour célébrer à notre manière l'arrivée des vacances, nous projetons Princess Bride de Rob Reiner, film "culte" pour beaucoup et, on l'espère, bientôt pour tous les autres — qu'on peut donc appeler pour le moment les "incultes". Pour en savoir plus sur nos prochaines projections, nous vous invitons à télécharger notre guide des séances ! Et pour résumer :

Rendez-vous le mercredi 14 décembre, à 20h30
en salle Dussane, au 45 rue d'Ulm
pour
Princess Bride
de Rob Reiner



Princess Bride, de Rob Reiner au ciné-club de l'ENS
Petit jeu : "regarde bien le titre de l'affiche. Ne vois-tu rien de remarquable ?"


Merci Chloé pour le synopsis !



Cloué au lit par la grippe, un petit garçon est condamné à écouter les conseils de sa mère et même de subir un grand-père rabat-joie : et voilà en plus que son grand-père se met en tête de lire à haute voix un conte merveilleux avec « une histoire où on s'embrasse ». Alors que c'est à contre cœur qu'il avait commencé à écouter l'histoire de la belle Bouton d'Or, il va finir par être conquis par ce conte...



Un conte merveilleux revisité.



Les années 1980 sont riches en films de fantaisie devenus cultes, avec Dark Crystal de Jim Henson, L’Histoire sans fin de Wolfgang Petersen, Legend de Ridley Scott, … Princess Bride sort tout particulièrement du lot, par la grande maîtrise de Rob Reiner en ce qui concerne l'adaptation au cinéma du conte de William Goldman. Le coup de génie de Reiner sur Princess Bride est de raconter un conte de fées sans tomber dans une fade mièvrerie, s'adressant à un large public, tous âges confondus.



C’est donc avec forces renvois vers l’univers des films de capes et d’épées de l’âge d’or d’Hollywood que Reiner construit son film. Chaque personnage forme une figure-type, avec son objectif ultime, sa force et sa faiblesse. 

Le ballon blanc, de Jafar Panahi (jeudi 8 décembre 2011)

 
WHITE BALLOON TRAILER from BOOKER HIGH on Vimeo.

Après trois films inclus dans un cycle thématique autour du train, et notre séance de clôture avec Jean-Marc Barr, nous vous présentons un film du réalisateur iranien trop peu connu Jafar Panahi : Le ballon blanc, qui a remporté la Caméra d'Or à Cannes, en 1995. Pour en savoir plus sur nos prochaines séances, nous vous invitons à télécharger notre guide des séances ! Et pour résumer :

Rendez-vous le jeudi 8 décembre, à 20h30
en salle Dussane, au 45 rue d'Ulm
pour
Le ballon blanc
de Jafar Panahi


Razieh veut un beau poisson rouge bien dodu pour la nouvelle année. Elle trouve ces poissons gracieux avec leur grandes nageoires, ils dansent dans le bocal, pas comme les petits poissons rouges maigrelets de sa mère. Razieh peine à obtenir de sa mère l’argent pour le poisson, mais grâce à son frère, sa mère lui confie un billet de 500 dont elle devra ramener la monnaie. Mais en allant l'acheter, la petite fille perd le billet. Et il sera très dur à retrouver. Razieh devra vivre beaucoup d'aventures avant d'arriver à ses fins.

La reine des pommes, de Valérie Donzelli (mercredi 2 novembre 2011)




Après le succès public et critique de La guerre est déclarée, nous voulions vous présenter le premier long-métrage de Valérie Donzelli : La reine des pommes, sorti en 2010, une comédie française, musicale et romantique.

Rendez-vous le mercredi 2 novembre, à 20h30
en salle Dussane, au 45 rue d'Ulm
pour
La reine des pommes
de Valérie Donzelli

Et pour les (plus) courageux lecteurs du blog, voici le synopsis du film :

Affiche de la reine des pommes
La Reine des pommes est le premier film de Valérie Donzelli, sorti discrètement en 2010. Cette seule phrase suffit aujourd'hui à donner envie de voir le film. Mais essayons tout de même de savoir de quoi il s'agit.

Brièvement, plantons le décor : Mathieu (Jérémie Elkaïm) quitte Adèle, qui l'aime encore passionnément. Anéantie, la jeune femme ne pense plus qu'à la mort et à chanter son désespoir dans les rues de Paris et sur des compositions de Benjamin Biolay. Elle trouve du réconfort auprès de Rachel, qui lui conseille de rencontrer d'autres hommes afin d'oublier Mathieu. Synopsis confondant de banalité et inspiré par quelques autres comédies musicales parisiennes, n'est-ce pas ?

Mais attendez un peu avent de bailler de ces coïncidences évidemment fortuites ! Il faut tout d'abord que je réponde à la question que se pose tous les amateurs de pop française des années 1980 (ne soyez pas timides). Ainsi pourquoi choisir pour titre celui du fameux single de Lio ? Une lecture attentive des paroles devrait nous aider dans notre enquête. En effet, entre les sons s'extrayant du synthé, on entend distinctement :

« Celle-là elle leur court derrière
Les catastrophes elle en a fait une carrière
Quand elle les rattrape elle s'étonne encore
D'aller terminer sa course dans le décor. »

Soit une parfaite description du personnage d'Adèle tel qu'il nous apparaît dès la scène initiale (bien que sur une chanson de Charles Trenet). Mais Valérie Donzelli emprunte non seulement le caractère de son personnage à la chanson, mais aussi la tonalité du film. La Reine des pommes est donc un film léger et drôle, une sorte de parodie des « films d'auteurs français » que nous apprécions par ailleurs, de l'évident Christophe Honoré à Jacques Demy ou François Truffaut. Le burlesque y a toute sa place. Pour le comprendre, reprenons le synopsis : Rachel n'est nulle autre que la cousine borgne d'Adèle, dont l'oeil « ressemble à une méduse », tous les hommes que rencontre Adèle – Pierre, Paul et Jacques – ont le même visage que Mathieu ... On suit ainsi le personnage de rencontres en rencontres, du désespoir – qui la laisse, évanouie, dans tous les coins d'un même jardin public – à l'enthousiasme et aux expériences les plus inattendues. Adèle est toujours naïve mais confiante, toujours prête à embrasser une nouvelle aventure quitte à se retrouver dans de délicates positions (au propre comme au figuré et ne comptez pas sur moi pour en dévoiler plus). Tout ceci pour aboutir à une formidable scène finale, qui transforme le vaudeville en quelque chose de nouveau par la situation inédite dans laquelle se trouve Jérémie Elkaïm.

Valérie Donzelli nous propose donc de suivre cette (très) bonne poire, dont les (més)aventures nous ravissent. Soyons heureux, car comme dans la chanson, « elle a l'goût du désastre et elle en redemande ».

(merci à Lucie pour le synopsis !) 

The last show, de Robert Altman (mercredi 26 octobre 2011)





Rendez-vous le mercredi 26 octobre, à 20h30
en salle Dussane, au 45 rue d'Ulm
pour
The last show
de Robert Altman
En attendant un synopsis et une présentation d'Ecocampus, voici la présentatio



Depuis trente ans, l’émission de radio hebdomadaire A Prairie Home Companion fédère un public fidèle autour d’une petite troupe de chanteurs et d’amuseurs : il y a là les sœurs Johnson, les cow-boys Dusty et Lefty, le vieux Chuck et bien d’autres, réunis autour du flegmatique maître de cérémonie, Garrison Keillor. Mais l’émission de ce soir au Fitzgerald Theater de Saint Paul, Minnesota, pourrait bien être la dernière...

Un monde à part

Dès les premières minutes du film, la caméra de Robert Altman semble soulever le spectateur pour le déposer comme par magie à Saint Paul, d’abord au Mickey’s Diner pour un bref prologue, puis au cœur du Fitzgerald Theatre, dont il ne ressortira qu’à l’extrême fin du film. Comme dans Nashville ou Gosford Park, Altman articule The Last Show autour d’un lieu central ; ici, le Fitzgerald Theater, un espace clos et protégé sans fenêtres sur l’extérieur mais dans lequel les nombreux miroirs reflètent à l’infini une lumière chaude et enveloppante. C’est un petit monde chaleureux, autarcique et anachronique peuplé d’une troupe d’irréductibles s’échinant à prolonger jusqu’à notre époque l’heure de gloire de la radio d’après-guerre, de ses chansons country et de ses fausses réclames ringardes – A Prairie Home Companion était d’ailleurs une véritable émission de radio orchestrée par Garrison Keillor lui-même, qui a écrit le scénario de The Last Show et y joue son propre rôle. 

Le ciné-club fait sa rentrée !

Ca y est, voici venu ce moment tant attendu : le ciné-club de l'ENS fait sa rentrée ! Rendez-vous le mercredi 14 septembre à 20h30 en salle Dussane pour la projection en 35 mm de Qu'est-il arrivé à Baby Jane ? de Robert Aldrich. Le tarif reste de 4 euros, 3 euros pour les membres du COF ; nous proposons aussi des cartes de 10 entrées pour 30 euros, non nominatives, utilisables quand vous le souhaitez et valables à vie. Et n'oubliez pas : le ciné-club est ouvert à tous, il n'y a aucune obligation d'appartenir à l'école pour assister aux projections. Vous pouvez donc nous amener tous vos amis, vos parents et votre mémé, ils seront les bienvenus !

A noter que, face à l'offre alléchante proposée le mardi soir par les cinémas du Quartier Latin, nous avons déplacé la séance hebdomadaire du mardi au mercredi.

Vous pourrez nous retrouver dans la Cour aux Ernests lors de la présentation des clubs : ce sera l'occasion de vous inscrire sur notre mailing list pour recevoir des informations sur le ciné-club tout au long de l'année, ou de rejoindre notre équipe si vous souhaitez pénétrer le mystère de la cabine de projection...
A bientôt !

Mélodie et Virginie

La star voit ressusciter, se détacher d’elle et se déployer le double archaïque : son image d’écran, sa propre image, omniprésente, envoûtante, rayonnante. Comme ses admirateurs, la star est subjuguée par cette image en surimpression sur sa personne réelle : comme eux, elle se demande si elle est bien identique à son double d’écran.*