Bande annonce de Mysterious Skin, de Gregg Araki
Autre époque, autre style. En clôture de notre cycle La prostitution au cinéma, nous vous proposons de partir dans l'univers dérangé de Gregg Araki, ici dans une de ses réalisation les plus conventionnelles. Nous nous devons de vous avertir que ce film a été interdit au moins de 16 ans lors de sa sortie en salle et qu'il comporte des scènes difficiles.
A huit ans, Brian Lackey se réveille dans la cave de sa maison, le nez en sang, sans aucune idée de ce qui a pu lui arriver. Sa vie change complètement après cet incident : peur du noir, cauchemars, évanouissements... Dix ans plus tard, il est certain d'avoir été enlevé par des extraterrestres et pense que seul Neil Mc Cormick pourrait avoir la clé de l'énigme. Ce dernier est un outsider à la beauté du diable, une petite frappe dont tout le monde tombe amoureux mais qui ne s'attache à personne. Il regrette encore la relation qu'il avait établie avec son coach de baseball quand il avait huit ans. Brian tente de retrouver Neil pour dénouer le mystère qui les empêche de vivre.
Et pour résumer:
Rendez-vous le mercredi 21 mars, à 20h30
en salle Dussane, au 45 rue d'Ulm
pour
Mysterious Skin
de Gregg Araki
Film interdit aux moins de 16ans lors de sa sortie en salles.
C'est
donc à Mysterious
Skin
que revient la charge de fermer ce cycle consacré à la prostitution
au cinéma. Après deux films emblématiques de l'oeuvre de deux
grands cinéastes — Belle
de Jour
de Buñuel et Mamma
Roma de
Pasolini —, voici donc un long métrage qui, dirait-on, ne fait pas
le poids. Gregg Araki est ce réalisateur contemporain, réputé être
un cinéaste au mieux queer,
au
pire « pour ados », dont les références mélangent
David Lynch, les séries télévisées et le rock shoegaze.
Réalisé en 2004, le film ouvre dans la carrière du réalisateur
une nouvelle période, qui participe à l'élaboration des codes du
cinéma américain indépendant. Tout en traitant toujours de ses
obsessions que sont la jeunesse et la jouissance sexuelle, Mysterious
Skin
aborde ces thèmes de façon inédite dans l'oeuvre d'Araki, que ce
soit dans la tonalité du film ou dans son aspect plastique et
cinématographique.