Nous poursuivons notre Cycle Rêve en vous proposant de pénétrer dans l'univers sombre, mystérieux et enfumé de David Lynch :
Épaulée par son amie Sandy, Jeffrey, un jeune homme, mène son enquête concernant une oreille humaine trouvée dans un terrain vague. Il croise sur son chemin Dorothy Vallens, une mystérieuse chanteuse de cabaret.
Cette semaine, nous ouvrons notre Cycle Rêve avec le film de Satoshi Kon : Paprika. Petit bijoux d'animation, ce film coloré et futuriste nous invite à l'exploration de notre inconscient et de son joyeux chaos.
Dans le futur, un nouveau traitement psychothérapeutique nommé PT a été
inventé. Grâce à une machine, le DC Mini, il est possible de rentrer
dans les rêves des patients, et de les enregistrer afin de sonder les
tréfonds de la pensée et de l'inconscient. Alors que le processus est
toujours dans sa phase de test, l'un des prototypes du DC Mini est
volé, créant un vent de panique au sein des scientifiques ayant
développé cette petite révolution. Dans de mauvaises mains, une telle
invention pourrait effectivement avoir des résultats dévastateurs...
Et pour résumer :
Rendez-vous le mercredi 25 janvier, à 20h30
en salle Dussane, au 45 rue d'Ulm
pour
Paprika
de Satoshi Kon
Synopsis rédigé collectivement (expérience inédite !) par Léonard et Gabriel.
Une
fois n'est pas coutume, nous ouvrons ce cycle consacré au rêve dans
le cinéma par un film d'animation japonais, réalisé par un grand
maître de l'anime,
Satoshi Kon. Ce dernier a souvent évoqué dans ses longs métrages
la frontière : entre réalité et paranoïa dans Perfect
Blue ; entre réalité et
cinéma dans Millenium Actress.
Ici, c'est la démarcation entre le rêve et la réalité qui
s'estompe, un thème que Satoshi Kon brode de plusieurs autres
questions : quel rapport existe-t-il entre rêve et cinéma ?
L'avènement de l'Internet permettrait-il de créer une communauté
de rêveurs, partageant tous la même hallucination ?
Dans un futur proche, une équipe
de chercheurs en psychanalyse met au point un appareil sans égal, le
DC Mini, qui permet au thérapeute d'entrer dans les rêves de son
patient, que ce soit pour les enregistrer en vue d'une analyse ou
pour intervenir directement pendant le songe. Mais le DC Mini
rencontre l'opposition virulente du directeur de la clinique, et le
projet toujours en développement est suspendu. C'est alors que le
précieux — ou dangereux ? — équipement est dérobé.
L'identité du voleur est inconnue, mais ses intentions malsaines ne
font rapidement plus aucun doute : le chaos guette l'ordre du
monde lorsqu'il utilise le DC pour manipuler ses victimes dans leur
sommeil, et les pousse au suicide ou à la folie. L'équipe chargée
du développement de l'appareil, Atsuko Chiba et son assistant Himuro
se lancent à sa poursuite, tandis qu'une mystérieuse « Paprika »
fait son irruption dans le monde onirique...
Bande-annonce du film Looking for Eric, de Ken Loach
Après le succès des Monty Python la semaine dernière, ne manquez pas la dernière étape de notre cycle consacré à l'humour britannique : ce sera le jeudi 19 janvier, avec un film de Ken Loach : Looking for Eric. Avec Eric Cantona en guest star, dans son propre rôle, qui donne ses conseils cantoniens à un looser ordinaire... Pour en
savoir plus
sur nos prochaines projections, nous vous invitons à télécharger notre guide des séances ! Et pour résumer :
Bande-annonce de Monty Python's Life of Brian, de Terry Jones
Nous étions ravis de vous accueillir si nombreux la semaine dernière pour la première séance du cycle "humour britannique", avec Stephen Frears. N'hésitez pas à revenir mercredi 11 janvier, avec un film des Monty Python, qui nous conteront la Vie de Brian, moins connu que Sacré Graal et pourtant tout aussi drôle. Pour en
savoir plus
sur nos prochaines projections, nous vous invitons à télécharger notre guide des séances ! Et pour résumer :
Rendez-vous le mercredi 11 janvier, à 20h30
en salle Dussane, au 45 rue d'Ulm
pour
Monty Python : la vie de Brian
(Monty Python's Life of Brian) de Terry Jones
Pour continuer notre cycle « Humour britannique », nous nous délocalisons en Judée, en 33 après Jésus-Christ. Devenus cultes et connus de tous, ou presque, grâce à la parodie des légendes arthuriennes dans Holy Grail, les Monty Python racontent en 1979 la vie de l'injustement méconnu Brian. Comme à leur habitude, ils incarnent à eux six une quarantaine de personnages loufoques.
Voisin d'étable de Jésus, fils illégitime d'un centurion romain, vendeur d'organes de gladiateurs à la sauvette, membre incompris du Front du Peuple de Judée, prophète malgré lui, « very naughty boy » selon Mandy sa mère, Brian nous plonge dans une Judée délirante... mais peut-être pas tant que ça.
« A man called Brian »
Tout commence en l'an 0, lorsque les Rois mages venus adorer le Messie se trompent d'étable et entrent dans celle où Mandy vient de donner naissance à Brian. L'erreur est vite réparée, mais la vie de Brian est d'emblée placée sous les auspices de la confusion : tout le monde le prend pour ce qu'il n'est pas.
Anti-héros, toujours en train de fuir ou de se cacher, il est surtout le seul personnage doué de sens commun face à une mère tyrannique, des Romains stupides ou imbus d'eux-mêmes, des groupes indépendantistes juifs d'une rare inefficacité et une foule hystérique qui le considère à son grand désarroi comme le Messie.
C'est la nouvelle année, et le ciné-club prend ses bonnes résolutions avec un nouveau cycle consacré à l'humour britannique qui devrait permettre à tous de digérer le chocolat et de surmonter la rentrée ! Nous inaugurons le cycle avec Tamara Drewe, de Stephen Frears, adapté d'un roman graphique anglais, avant de laisser la place la semaine prochaine aux Monty Python, qui nous conteront la Vie de Brian. Pour en
savoir plus
sur nos prochaines projections, nous vous invitons à télécharger notre guide des séances ! Et pour résumer :
Rendez-vous le mercredi 04 janvier, à 20h30
en salle Dussane, au 45 rue d'Ulm
pour
Tamara Drewe
de Stephen Frears
Tamara
Drewe n’est sûrement pas le meilleur film de Stephen Frears. Mais
c’est pour moi une gourmandise de cinéma, c’est-à-dire le vice
d’un amateur. Certes, l’ensemble est de facture classique,
presque datée, à l’image de ce village paumé dans la campagne
anglaise. Si vous veniez chercher le calme et la sérénité dans
cette contrée verte et reculée, vous le trouverez peut-être dans
les vieilles pierres de carte postale ; jamais dans les relations
qu’entretiennent ces femmes et ces hommes vivant à la ferme. En
revanche, vous y découvrirez de la jalousie, du mépris, de l’envie,
du désir, des pensées minables et surtout beaucoup de bêtise, la
chose du monde la mieux partagée. Il ne manquait plus que Tamara
Drewe pour mettre le feu aux poudres, et pour donner son nom à une
ravissante comédie de moeurs.
Tirade
du nez
Avant
que la demoiselle fasse son grand retour dans ce petit milieu, voici
ce qu’il faut savoir de ce village fictif. Un auteur de polars à
succès, Nicholas, tient une ferme où des écrivaillons cherchent
calme et inspiration pour leurs prochaines oeuvres, qu’il s’agisse
de romans policiers lesbiens ou d’une biographie universitaire de
Thomas Hardy. Il serait plus exact de dire que la ferme est tenue par
Beth, la femme de Nicholas, pendant que ce dernier travaille à son
prochain best-seller et gère un certain nombre de maîtresses.
Tamara arrive de Londres, où elle tente de devenir journaliste, pour
revendre une maison de famille. Immédiatement, tout le village bruit
des rumeurs et des commérages à propos de la jeune femme, en
particulier au sujet de son opération du nez... Nez qui pourtant
semble ravir les mâles du patelin, de son amour d’enfance aux
hommes (bien) plus âgés. C’est parti pour un grand bal qui voit
se déchaîner les tensions sexuelles et les abus de pouvoir ou de
confiance. Une fois que Tamara a mis le pied dans ce nid de guêpes,
il lui sera difficile de s’en dégager.
Séance de Noël au ciné-club de l'ENS ! Avant de commencer l'année 2012 en beauté avec un cycle consacré à l'humour britannique, et pour célébrer à notre manière l'arrivée des vacances, nous projetons Princess Bride de Rob Reiner, film "culte" pour beaucoup et, on l'espère, bientôt pour tous les autres — qu'on peut donc appeler pour le moment les "incultes". Pour en savoir plus
sur nos prochaines projections, nous vous invitons à télécharger notre guide des séances ! Et pour résumer :
Rendez-vous le mercredi 14 décembre, à 20h30
en salle Dussane, au 45 rue d'Ulm
pour
Princess Bride
de Rob Reiner
Petit jeu : "regarde bien le titre de l'affiche. Ne vois-tu rien de remarquable ?"
Merci Chloé pour le synopsis !
Cloué
au lit par la grippe, un petit garçon est condamné à écouter les
conseils de sa mère et même de subir un grand-père rabat-joie :
et voilà en plus que son grand-père se met en tête de lire à
haute voix un conte merveilleux avec « une histoire où on
s'embrasse ». Alors que c'est à contre cœur
qu'il avait commencé à écouter l'histoire de la belle Bouton d'Or,
il va finir par être conquis par ce conte...
Un
conte merveilleux revisité.
Les
années 1980 sont riches en films de fantaisie devenus cultes, avec
Dark Crystal de Jim Henson, L’Histoire
sans fin de Wolfgang Petersen, Legend de Ridley Scott, …
Princess Bride sort tout particulièrement
du lot, par la grande maîtrise de Rob Reiner en ce qui concerne
l'adaptation au cinéma du conte de William Goldman. Le coup de génie
de Reiner sur Princess
Bride est de raconter un
conte de fées sans tomber dans une fade mièvrerie, s'adressant à
un large public, tous âges confondus.
C’est
donc avec forces renvois vers l’univers des films de capes et
d’épées de l’âge d’or d’Hollywood que Reiner construit son
film. Chaque personnage forme une figure-type, avec son objectif
ultime, sa force et sa faiblesse.
Après trois films inclus dans un cycle thématique autour du train, et notre séance de clôture avec Jean-Marc Barr, nous vous présentons un film du réalisateur iranien trop peu connu Jafar Panahi : Le ballon blanc, qui a remporté la Caméra d'Or à Cannes, en 1995. Pour en savoir plus sur nos prochaines séances, nous vous invitons à télécharger notre guide des séances ! Et pour résumer :
Rendez-vous le jeudi 8 décembre, à 20h30
en salle Dussane, au 45 rue d'Ulm
pour
Le ballon blanc
de Jafar Panahi
Razieh veut un beau poisson rouge bien dodu pour la nouvelle année. Elle
trouve ces poissons gracieux avec leur grandes nageoires, ils dansent
dans le bocal, pas comme les petits poissons rouges maigrelets de sa
mère. Razieh peine à obtenir de sa mère l’argent pour le poisson, mais
grâce à son frère, sa mère lui confie un billet de 500 dont elle devra
ramener la monnaie. Mais en allant l'acheter, la petite fille perd le
billet. Et il sera très dur à retrouver. Razieh devra vivre beaucoup
d'aventures avant d'arriver à ses fins.
Mercredi 30 novembre, nous terminons le cycle sur le "cinéma du rail" avec un superbe film de Lars Von Trier, Europa, et en présence de l'acteur principal Jean-Marc Barr — qui a également joué dans Le grand bleu, Breaking the waves.
La projection sera suivie d'une discussion avec Jean-Marc Barr. Pour
plus de renseignements sur les séances à venir, n'hésitez pas à
consulter notre tout nouveau guide des séances.
Voici le synopsis détaillé d'Europa, rédigé par Virginie !
« Deeper into Europa »
En
octobre 1945, Leopold Kessler, jeune Américain d'origine allemande,
part pour l'Allemagne. Il veut contribuer à la reconstruction du
Vieux Continent ; son oncle, employé à la compagnie
ferroviaire Zentropa, le prend en charge et le prépare au métier de
contrôleur des wagons-lits. Depuis le train qui sillonne
l’Allemagne, le jeune homme découvre un pays déchiré et
détruit ; à mesure que l’express s’enfonce « still
deeper into Europa », il le porte à la
rencontre de l’amour, de ses propres contradictions et de son
destin.