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Election 1 de Johnnie To (mardi 3 décembre 2013, 20h30)


Bande-annonce du film.

Emblématique du cinéma Hong-Kongais, le réalisateur Johnnie To ouvre ouvre notre dyptique consacré justement au cinéma de la ville chinoise la plus connue du cinéma.


Durée : 101 minutes.
Couleur.
Pays : Hong-Kong.
Année : 2007.
Avec : Cheung Siu Fai, Lam Ka Tung, Wong Tin Lam.

Rapide synopsis : Les grandes figures de la Wo Shing Society, la plus ancienne triade de Hong Kong, s'apprêtent à élire un nouveau leader. Des rivalités naissent entre deux candidats. L'un est très lié aux traditions de la Triade, l'autre veut les bouleverser, quitte à utiliser la violence et la fraude.

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Et pour résumer :

Rendez-vous le mardi 3 décembre 2013, 20h30
en salle Dussane, au 45 rue d'Ulm

pour voir et revoir
Election 1
de Johnnie To

Proposition d'analyse

Tous les deux ans, la Wo Shing, une des plus grandes triades de Hong Kong élit son nouveau président(话事人). Cette année la concurrence se focalise sur deux candidats, très influents dans leur propre territoire : Lok (乐少), un personnage réservé et discret à l’apparence, est en fait impitoyable et cruel; Big D (大D), agressif et arrogant, dirige des affaires criminelles plus importantes. Favori des oncles (anciens présidents qui votent pour les élections), Lok sort gagnant des élections. Mais son adversaire fera tout pour l’empêcher de prendre le trône, quitte à remettre en cause l’existence de la triade. Une lutte sans merci s'engage lorsque l'antique symbole du pouvoir de la Wo Shing, le Bâton à Tête de Dragon(龙头棍), disparaît. L’affrontement dépasse l’échelle de lutte des clans au moment où la police s’y mêle, embrouillant encore la situation déjà complexe. Qui gagnera cette bataille sans pitié ? Et la guerre de pouvoir sans fin se terminera-t-elle au-delà des élections ?


Le Désordre exposé de Olivier Bohler et Céline Gailleurd (mardi 26 novembre 2013, 20h30)

JEAN-LUC GODARD OU LE DÉSORDRE EXPOSÉ dépasse la question du portrait et nous propose une immersion dans la création, sans concession, sous toutes ses formes ; ou comment une oeuvre se meut au fil du temps... Pour finalement en piéger l'auteur. Un documentaire passionnant, en présence des réalisateurs (et sous réserve d'un membre de l'équipe), suivi d'une discussion.


Durée : 65 minutes.
Couleur, Noir et Blanc.
Pays : France, Suisse.
Année : 2012.
Avec : André Sylvain Labarthe.

Rapide synopsis : Paris, printemps 2012. André S. Labarthe part à la recherche d'une position achevée depuis six ans, « Voyage(s) en utopie », une installation réalisée par Jean-Luc Godard au Centre Pompidou en 2006. Comme dans un rêve, une nouvelle visite commence. Films, images d'archives, entretiens avec Jean-Luc Godard ressurgissent et proposent une nouvelle lecture de l'œuvre du cinéaste.

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Et pour résumer :

Rendez-vous le mardi 26 novembre 2013, 20h30
en salle Dussane, au 45 rue d'Ulm

pour voir et revoir
Le Désordre exposé
de Olivier Bohler et Céline Gailleurd

Proposition d'analyse

LE CINÉMA OU LE MUSÉE IMAGINAIRE

Été 2006. Comme par un mauvais coup de guillotine dans Masculin – Féminin, le visage de Jean-Luc Godard tombe mollement de la façade du centre Georges Pompidou. « Adieu, Godard ! » s’exclame l’un des hommes en charge du décrochage. Une tête disparaît, et avec elle, une exposition qui a beaucoup fait parler d’elle : « Voyage(s) en utopie, JLG, 1946-2006, à la recherche d’un théorème perdu ». Six printemps plus tard, André Sylvain Labarthe, fabuleux co-créateur de la collection Cinéastes de notre temps, retourne au terminal Pompidou. Cigare au bec et chapeau sur tête, il demande à embarquer expressément en Utopie. Dans le hall, un douanier de circonstance lui répond, ahuri, qu’il y a bien longtemps que l’exposition est finie. Hétérotopie rayée de la carte, l’œuvre de JLG n’est plus accessible à pieds. Reste la matière des images, des captures fantômes à l’heure où elles étaient emmurées et des souvenirs teintés d’imaginaire. Restent quelques mots, lesquels se plient majoritairement à la forme interrogative.

« Godard, tu me lis? Car moi, je n'ai rien compris ! »

« Les mines perplexes des visiteurs peuvent être faire partie du concept de l'exposition? »

« Un poète à bout de souffle est encore un poète. »

[Commentaires de visiteurs]

Le Goût de la Cerise de Abbas Kiarostami (mardi 19 novembre 2013, 20h30)


Bande-annonce du film.

Cette semaine place au cinéma Iranien avec ce road movie lent et métaphorique. À l'Kiarostami aborde un sujet tabou dans la société Iranienne et offre au gré des rencontres du protagoniste une multitude de points de vues ethniques ou culturels sans mépris ni jugement à posteriori.
À l'issue de la séance aura lieu une discussion avec Stéphane Goudet, critique de cinéma et maître de conférences à Paris-I et Sébastien Thibault, éditeur de la revue en ligne Denise Labouche.


Durée : 99 minutes.
Couleur.
Pays : Iran, France.
Année : 1997.
Avec : Homayoun Ershadi, Ahdolrahman Bagheri, Safar Ali Moradi .

Rapide synopsis : Un homme d'une cinquantaine d'années cherche quelqu'un qui aurait besoin d'argent pour effectuer une mission assez spéciale. Au cours de sa quête, il rencontre dans la banlieue de Téhéran un soldat, un étudiant en théologie et un gardien de musée, vivant à la limite de la marginalité. Chacun va réagir à sa proposition de façon différente.

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Rendez-vous le mardi 19 novembre 2013, 20h30
en salle Dussane, au 45 rue d'Ulm

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Le Goût de la Cerise
de Abbas Kiarostami

Proposition d'analyse

Le réalisateur

Abbas Kiarostami naît en 1940 à Téhéran. Il étudie à la faculté des Beaux ­Arts de Téhéran avant de se lancer dans une carrière de graphiste avec la réalisation d'affiches, de films publicitaires et de génériques de films. En 1969, il participe à la création d'une structure publique de création de films en Iran, le Kanun. Cet institut soutient dès ses débuts la Nouvelle vague iranienne, produisant notamment les films de Mehrjui, Naderi, Beysai, et Kiarostami lui­ même. Il débute sa carrière de réalisateur par des courts métrages tels que Le Pain et la Rue (1970), Le Passager (1974) et Couleurs (1976). Après la révolution islamique de 1979, l'État cherche à islamiser l'ordre social. Kiarostami refuse l'exil et parvient à maintenir une indépendance au Kanun. C'est dans ce contexte que ses films commencent à être diffusés à l'étranger, tels Où est la maison de mon ami ? (1987) et Close up (1990). À partir de 1994 avec Au travers des oliviers, il coproduit ses films en France. Sa palme d'or au Festival de Cannes 1997 pour Le Goût de la Cerise marque sa consécration internationale. Dans les années 2000, il réalise entre autre Ten (2002) (cf séance du Ciné-Club en 2003, en présence de Kiarostami !), Copie conforme (2010) et Like someone in love (2012), les deux derniers tournés et produits hors d'Iran.

Depuis qu Otar est parti de Julie Bertuccelli (mardi 12 novembre 2013, 20h30)


Bande-annonce du film.

Pour clore notre cycle consacré aux femmes, direction la Géorgie encore marquée par l'époque soviétique au début des années 2000. Des femmes, il y en a trois : la mère, la sœur et la nièce d'Otar, l'homme qu'on ne verra jamais. Parti vivre une vie meilleure à Paris, il y meurt. Comment (ne pas) l'annoncer à sa mère ? Commence alors un jeu de mensonge plein d'amour, où l'absence criante de l'homme souligne les subtiles relations entre mères et filles.
Le chœur féminin Madrikali ouvrira la séance avec de magnifiques polyphonies géorgiennes. A l'issue de la projection aura lieu une discussion avec la réalisatrice, Julie Bertuccelli.


Durée : 102 minutes.
Couleur.
Pays : France, Georgie.
Année : 2003.
Avec : Esther Gorintin, Dinara Droukarova, Nino Khomasuridze.

Rapide synopsis :

A travers l'histoire d'un mensonge d'amour, le portrait délicat de trois femmes de générations différentes dans la Géorgie d'aujourd'hui.

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Rendez-vous le mardi 12 novembre 2013, 20h30
en salle Dussane, au 45 rue d'Ulm

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Depuis qu'Otar est parti
de Julie Bertuccelli

Proposition d'analyse

Depuis qu'Otar est parti clôt le premier cycle annuel du ciné­club, consacré aux femmes dans le cinéma. Chacun des trois films que nous vous avons proposés soulève, selon nous, des questionnements au sujet de la condition féminine et de la représentation des femmes et de la féminité dans et par le cinéma. Ce dernier film, réalisé par une femme et mettant en scène des femmes dans un contexte réel et réaliste, interroge plus particulièrement les relations mère(s)­/fille(s), sans bien sûr se limiter à cela.

Otar est parti : dans l'espoir de vivre une vie meilleure et par amour pour la France, il s'est installé à Paris où il vivote de petits boulots dans le bâtiment, bien loin de ses études de médecine. Otar est parti, mais sa mère Eka, sa sœur Marina et sa nièce Ada sont restées : on ne verra que ces trois femmes, ces trois générations qui tentent elles aussi de vivre dans la Géorgie du début des années 2000. Un jour, Otar meurt accidentellement. Marina et Ada décident de cacher cette mort à Eka en écrivant de fausses lettres signées du nom du fils bien-­aimé. Prises dans un jeu de mensonge et d'amour, les trois femmes tentent, chacune à sa manière, de remettre en mouvement une vie figée par le départ de l'homme.

L'évidente absence

Tout tourne – ou plutôt tout semble tourner – autour d'Otar « parti », toujours hors­-champ, dont l'absence se fait criante. Les journées sont rythmées par l'attente d'une lettre ou d'un coup de téléphone, liens ténus qui soulignent d'autant plus l'absence d'Otar, comblée par l'imagination de celles qui sont restées : on ne percevra de lui que les parties silencieuses d'une conversation téléphonique vue d'un seul côté ou les mots des ses lettres lues par une autre voix et qui sans aucun doute enjolivent et modifient la réalité. Quelques photos également, sur lesquelles la caméra s'attarde, comme des objets ­souvenirs fantomatiques marquant l'absence.